About Marine Danaux

Comédienne, Photographies, et images…

descriptif Humamoi et courage

un article sur Melting Book, de Nadia Sweeny

Un reportage AFP

Un reportage AUDIO sur mon exposition au festival Potes of the top, à digne les bains.

Comédienne BANDE DEMO /courte

J’ai 36 ans.
Née à Longjumeau un peu trop en avance, je suis lancée dans une enfance en banlieue parisienne, entre l’hyperactivité de ma mère et l’obsession du sport de mon père.
Je pratique donc, comme mes deux grandes sœurs, un sport assez rare: le plongeon acrobatique, ce qui me prend la majorité de mon temps entre mes six et vingt trois ans. De prises d’équilibre, d’acrobaties, de compétitions, et de sensations vertigineuses de mon corps dans l’air, je me forge tout de même un caractère engagé à haute tendance artistique, en opposition complète avec celui de mon père, pragmatique, et matérialiste.

C’est dès que je peux prendre mon envol, à l’âge de dix huit ans que je m’engage seule dans des études de Lettres Modernes et de Théâtre à Paris, en contradiction avec les voeux familiaux.
J’exerce le métier d’actrice pendant quinze ans, alliant tournages pour la télévision, le cinéma, la publicité et les expériences de la scène.

En parallèle, la photographie m’interpelle dès mon arrivée dans la vie parisienne, et elle accompagne mes jours et mes nuits, collant mes images dans des sortes de calepins faits d’anecdotes, récits de mon quotidien. Je raconte, je colle, j’illustre, et je m’intéresse au photo-reportage.

Des rencontres d’artistes dans les cafés concerts, et d’artistes plus qu’engagés me font rêver de Révolution et je me rapproche d’actions et d’activités militantes auprès d’un public précaire, ou en difficulté. Je travaille autour du théâtre, avec des handicapés mentaux, des « autistes », mais aussi avec des sans domicile fixe. Je deviens sensible à toute forme de revendication lorsqu’elle est proche des plus fragiles, et je traîne dans toutes les manifestations, me retrouvant même à l’image dans le documentaire Chats perchés, de Chris Marker ou à la une de Libération ou de L’Humanité.
Je parcours les rues de Paris avec mon appareil photo, je me raconte, et je chante Barbara, Boris Vian et Léo Férré dans des cabarets à « La Belle Etoile », théâtre de Saint Denis. Je poursuis La compagnie Jolie môme et je commence à réaliser de petits films tant bien que mal.
Mes soirées sont occupées par la télévision associative Télébocal , la télévision associative sociale et culturelle du XXème arrondissement de Paris, avec laquelle je participe de manière spontanée.
Quelque peu devenue égocentrique de par mon métier, je m’auto-filme avant mes auditions et je me mets en scène dans des situations cocasses.

Je profite de mon temps libre d’étudiante pour voyager et je reviens avec des reportages et surtout des photographies de personnes rencontrées sur ma route au Vietnam, Thaïlande, Afrique, Inde, etc…J’écris une pièce de théâtre intitulé Rabouins, en 2006.

Mon âge adolescent a tendance à se prolonger, et ce n’est que quelques temps plus tard, après quelques désenchantements professionnels, que je rencontre le public « manouche » des Saintes Maries de la Mer, lors d’un reportage photo que j’élabore en 2004 pendant le pèlerinage gitan. Un ami m’accompagne et fait des interviews radiophoniques. Je rencontre Moustique, un « cousin » manouche que je ne quitterai pas.
Ces moments de vie me donnent l’envie de m’engager auprès d’eux de manière plus stable en usant de mes compétences artistiques. J’interviens quelques mois plus tard dans les antennes scolaires mobiles, des camions-écoles mobiles pour les enfants « Gens du Voyage » qui ne sont pas encore scolarisés en classe ordinaire. Ce hasard me mène l’année suivante à travailler et me former en tant qu’enseignante dans cette structure, mêlant pédagogie, transmission et activités culturelles avec les enfants que j’accueille.
En 2006, je rencontre le public Rom roumain et bulgare, qui arrive en France avec leur entrée dans l’Union Européenne, et je me spécialise dans cette problématique délicate. Je me déplace sur l’ensemble des bidonvilles et lieux précaires et provisoires du département de la Seine-Saint-Denis.

Dix ans auprès de ces populations « en marge » me permettent d’approfondir la question, de développer mes propres ateliers artistiques (projets de théâtre et de cinéma, en tant que coach) et de suivre mes élèves par la photographie au cœur de leur vie quotidienne.
Je réalise des petits films sur des moments de classe et des moments du quotidien, et j’organise des expositions, afin de parler d’eux. Je clôture ce travail cet été, en partant en reportage en Roumanie avec l’Institut français de Lasi.

L’image est une passion depuis toujours et l’idée de raconter des histoires bouillonne en moi.

J’ai actuellement un projet de documentaire qui s’intitule « Holl-I-wood Manouche ».

L’idée de suivre un de mes élèves dans son quotidien, avec ma caméra, me tient à cœur. J’aimerais parler d’eux, avec toute la confiance que j’ai obtenu ces dix dernières années afin de porter un regard plus authentique sur cette population.

BANDE DEMO / version longue

http://www.dailymotion.com/video/xbctcn_bande-demo_shortfilms

4 réflexions sur “About Marine Danaux

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