MARINE DANAUX

Marine Danaux est comédienne et photographe.

Elle est représentée à Marseille par l’Agence SEQUENCE SUD.

Née à Longjumeau, je suis lancée dans une enfance en banlieue parisienne, entre l’hyper activité de ma mère et l’obsession du sport de mon père.
J’exerce le plongeon acrobatique, puis le métier d’actrice à 18 ans , pendant quinze ans.
En parallèle, la photographie et l’écriture m’interpellent et accompagnent mes jours et mes nuits. Je parcours les rues de Paris, et je chante Barbara, et Léo Férré dans des cabarets à « La Belle Etoile », théâtre de Saint Denis. Je poursuis La compagnie Jolie môme et je commence à réaliser des petits films pour eux tout en étudiant les Lettres modernes. Je deviens sensible à toute forme de revendication lorsqu’elle est proche des plus fragiles, et je traîne dans toutes les manifestations, me retrouvant à l’image dans le documentaire Chats perchés, de Chris Marker ou à la une de Libération ou de L’Humanité.
Mes soirées sont occupées par la télévision associative Télé bocal , la télévision associative sociale et culturelle du XXème arrondissement de Paris, avec laquelle je participe à des reportages.
Je rencontre le public « manouche » des Saintes Maries de la Mer, lors d’un reportage photo que j’élabore en 2004 pendant le pèlerinage gitan. Un ami journaliste m’accompagne et fait des interviews radiophoniques. J’interviens quelques mois plus tard dans les antennes scolaires mobiles, des camions-écoles mobiles pour les enfants « Gens du Voyage » qui ne sont pas encore scolarisés en classe ordinaire. Ce hasard me mène l’année suivante à travailler et me former en tant qu’enseignante dans cette structure, mêlant pédagogie, transmission et activités culturelles.

En 2006, je rencontre le public Rom roumain et bulgare, avec leur arrivée en France et dans l’Union Européenne. Je me spécialise dans l’apprentissage du Français (FLE). Je me déplace sur l’ensemble des bidonvilles et lieux précaires et provisoires du département de la Seine-Saint-Denis.

Dix ans auprès de ces populations « en marge » me permettent d’approfondir la question, de développer mes propres ateliers artistiques (de théâtre et de cinéma) et de suivre mes élèves par la photographie et la vidéo au cœur de leur vie quotidienne. Je suis mes élèves dans leur quotidien, avec ma caméra.

J’organise des expositions afin de faire parler d’eux.

J’ai un projet de documentaire qui s’intitule « Holl-I-wood Manouche » et une pièce de théâtre « Rabouins », qui traite du même univers.
En 2016, je pars en reportage en Roumanie avec l’Institut français de Lasi.

Je fais le casting, la coach, les photographies de plateau de certains projets pour la télévision et le cinéma dès 2015 et collabore au scénario sur Les chiens aboient de Grégory Montel.

J’ai donc actuellement ce projet de fiction qui me permettrait de porter un regard authentique et intime sur cette population.